NEWSLETTER     # 2    www.bretagne-en-photos.net

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Encore merci pour vos nombreuses visites ! Plus de 35096 visites pour 510281 pages de lues depuis janvier 2009.
Nous espérons faire bien mieux d'ici la fin de l'année.

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        Bonne lecture,


         Stanisla
         Webmaster / Animateur




PS : La fréquence des Newsletter est assez aléatoire... Impossible de prédire quand tombera la prochaine... Peut-être au printemps 2010... !


Un conte de Noël marin...
Cà s'est passé le 25 décembre dernier, en 2008, lors d'une promenade entre Cléder et Kerfissien. Nous avons fait la rencontre d'une jeune créature du monde marin.
Lorsque nous sommes arrivés sur la plage de Grac'h Zu, il y avait déjà un jeune gamin qui avait tracé un cercle autour d'un jeune phoque, tel un pentacle protecteur! Il surveillait l'animal ou il le veillait, c'était curieux. Le bébé phoque semblait complètement éteint, était-il mort ...? Mais non car dès qu'il entendait un nouveau bruit, il faisait l'effort de relever le museau pour dévisager les arrivants. Brigite Bardot aurait été fière de nous : Nous avons mis tout en oeuvre pour qu'un spécialiste accourt au
© Stanisla 2009 © Stanisla 2009
© Stanisla 2009
chevet de l'animal ! Nous avons contacté IFREMER à Brest et le biologiste de garde fut alors allerté. Nous lui avions donné toutes les indications nécessaires pour retrouver cette crique isolée de Grac'h Zu !! Pas évident en effet, car très, trop peu d'indications et beaucoup de petites voies, de minuscules routes de campagne... Le biologiste ne s'est pas découragé pour autant et il est arrivé environ 2h après le premier appel téléphonique. Avec sa famille... (C'était le jour de Noël). C'est à ce moment précis
© Stanisla 2009
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que ma vision idyllique des bébés phoques a changée. En effet, il fallait bien transporter cet animal dans la voiture de son sauveteur, et pour ce faire je suis allé chercher une couverture dans mon véhicule. Mais peine perdue, la bestiole n'était pas docile, et il n'y avait rien à faire pour qu'elle se tienne tranquille. Finalement, le biologiste a du faire usage du plan B : On attrape le bébé par les pattes arrière et on le traine d'un pas rapide jusqu'au coffre de la voiture, sans s'arrêter! en évitant de se faire mordre ou griffer!
Elle grognait contre nous tous ce qu'elle pouvait! Ce sont des créatures marines très sauvages, ces phoques viennent dans des criques isolées justement pour ne pas être en contact avec les humains. Elles ont un monde qui leur appartiennent et nous devons l'accepter (idem avec les dauphins). Exit l'anthropomorphisme à la Disney! C'était bien réel : un chien errant, sans laisse, sans muselière et sans maître qui mord à la gorge du bébé phoque. Notre protégé a tout de même résisté, il s'est battu contre la mort et il a survécu! Il fut réhydraté par le biologiste, puis un séjour de quelques semaines à l'Océanopolis de Brest achevèrent de le remettre sur pied. Notre petit phoque avait trois semaines, il a finalement pu recouvrer la liberté dans le premier parc naturel protégé de France , en mer d'Iroise...
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Le char-à-voile en Bretagne
Reportage de Brieuc Gackowski  :
© Stanisla 2009
© Stanisla 2009
Je me souviens encore de ce vendredi, le jour de ma rencontre avec le char-à-voile.
Une fois passé le traditionnel discours concernant la sécurité et la meilleure façon de gréer son char, nous sommes enfin prêts à passer aux choses sérieuses.
Je rentre dans mon char et je suis paré pour le démarrage. Je commence à tirer sur l'écoute et soudain le char prend de la vitesse. Je sens aussitôt le vent me caresser les joues, le goût salé des
© Stanisla 2009
embruns sur mes lèvres, et le sable de la plage qui vient, grâce à la vitesse me fouetter le visage.
Mais... le vent mollit !
Alors nous sortons tous pour pousser nos chars jusqu'à ce que le vent reprenne du souffle, repoussant ainsi le bolide à toute vitesse devant nous. Alors nous courons de plus belle pour le rattraper.
Le Char-à-voile c'est aussi beaucoup d'adrénaline, en effet, juste après avoir repris les commandes de mon char, je me retrouve en difficulté lorsqu'une
© Stanisla 2009
bourrasque vient perturber mon élan : car au lieu de relâcher l'écoûte - "Choquer la voile " dans le jargon - je tire plus fort et, l'instant d'après je me retrouve la tête la première dans le sable !
Voilà, c'est à votre tour d'essayer. Prévoyez une semaine en Bretagne, de préférence bien venteuse.
Joignez le club "Centre de glisse de Santec" au 02 98 29 40 78 ou connectez-vous sur leur site : www.revesdemer.com
ou alors écrivez leur : cgs@revesdemer.com
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Chasse (photo) en Bretagne...
La Bretagne, c’est sa côte tout en force, en lumière mais c’est aussi son intérieur avec ses forêts et tous les êtres qui y vivent. Je vous invite aujourd’hui à me suivre dans mes promenades au fond d’un bois au sud de Rennes, le bois de Soeuvres à Vern sur Seiche
© Paskal Autret 2008
Equipé de votre reflex, vous entamez votre balade dans les chemins et les sous-bois silencieux. La terre vit sous vos pieds, sèche, elle craque, humide, elle suinte, transpire et transmet par vos chaussures des bruits de ventouse qui semblent assourdissant pour emplir la forêt toute entière.
Le chemin creux, la clairière : va-et-vient entre ces deux mondes obscurs et clairs. Votre 18-200 mm, 70-300 et même votre 400 mm ne peuvent rien pour figer les âmes furtives qui hantent l’antre du bois. Il vous faut approcher la lumière, à ce moment précis où le soleil se couche.
Et puis là dans cette quête silencieuse, une tâche, une petite tâche foncée se détache dans l’herbe claire à moins de 10 mètres : Il est là. Il est là ce brocard tant attendu, tant recherché. Votre souffle se cherche. Le 70-300 entre en action. La main tremble, la lumière fuit au coucher. Vous shootez. Flou, triple flou mais peu importe, première sensation inoubliable.
C'est décidé il faudra recommencer. Mais là se pose la question technique de l’objectif : 18-200, 70-300 ouverture 3.5-6.3. C’est un peu limite en photo animalière en billebaude (à l’approche). C’est là qu’entre en jeu la focale fixe d’un sigma 400 mm APO monture Nikon que m’a généreusement prêtée mon vendeur photo.
La quête reprend, la nouvelle arme à la main accompagnée d’un monopode. Sensation de chasseur, plus précisément d’un chasseur à l’arc. Chasse silencieuse où l’on capture sa proie sans bruit, où l’on ramène son trophée sans ébruiter la calme plénitude du sous-bois et de ses hôtes. Approche furtive, camouflée, tir, attente, visualisation du résultat. Deux modes, deux chasses parallèles.
Deuxième soirée au sud de Rennes. La reconnaissance du lieu faite, je fais mon circuit en sous-bois longeant la clairière et les prés.
© Paskal Autret 2008
© Paskal Autret 2008
Il est 19h30 en ce mois d’août et j’ai 1h30 devant moi. Premier chemin, premier parcours sans vie, si ce n’est le cri haut perché des oiseaux qui trahissent ma présence. Je me dis ce ne sera pas pour cette fois, je m’en retourne. Et là face à moi de quoi satisfaire l’appétit de mon D80 et de sa monture.
Un chevreuil en contre-jour s’affaire sur l’herbe grasse du pré. Je mets ma capuche kakie malgré la chaleur ambiante pour casser ma silhouette et commence à shooter. Réglages, ISO, ouverture, spot… tout va très vite. Surtout profiter du moment et du 400 mm. Le déclencheur, fichu déclencheur, bruit infime de la technique qui retentit comme un cri assourdissant dans cette nature silencieuse. Un shoot, un regard suspect de l’animal. Mais il ne me voit pas. Juste étrange cette forme kakie et ce gros œil derrière la branche. Les branches parlons-en, qui vous cachent et qui vous gâchent aussi la photo. C’est en écartant une d’entre-elles pour avoir une meilleure vue que le modèle surpris s’en est allé.
Mais les instants sont dans ma tête et dans ma carte SD. Bonheur simple et intense que cette rencontre.
J’y suis retourné mais c’est un lieu de passage tantôt une femme à la voix de stentor, tantôt un promeneur sifflotant ont tôt fait de faire échouer de patientes approches silencieuses. Alors, je me rappelle ce premier chevreuil et je m’émerveille devant les chauves-souris, rapaces et autres compagnons qui m’accompagnent dans mes pérégrinations.





Bonne Nature (de Bretagne) à Vous.
© Paskal Autret 2008
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Le Sillon de Talbert...
Sur ce sillon, nous marchons sur les traces du roi Arthur. Il venait là, paraît-il, avec son cheval.
© Stanisla 2009
© Stanisla 2009
Sur ce sillon, nous sommes là maintenant, avec une langue de galets à perte de vue.
Armez-vous de bonnes chaussures et les beaux galets seront vos amis, d’un couvre-chef, si le soleil cogne, pour les plus prudents, d’un bâton de pèlerin (ça peut aider pour le retour ! 3,3 kms aller, 3,3 kms retour), et d’eau.
Voici, le décor est planté. Maintenant, on avance. On ne s’entend plus parler. Le vent fort emporte nos paroles. Où ?
© Stanisla 2009
Peut être vers le ciel, peut être vers la mer. Le bruit des semelles sur les galets assourdi nos mots. Ainsi, même à plusieurs, nous sommes seuls avec nous-mêmes. On ne sait où regarder. Par terre, au ciel, à l’horizon. Par terre, un tapis de galets, aussi différents les uns des autres que l’espèce humaine. Tantôt chauffés par le soleil, tantôt refroidi par le vent, tantôt roses ou bleus, tantôt gros ou petits, les galets ne supportent pas que nos pas, ils protègent la flore. Cette flore particulière,
© Stanisla 2009
particulière au sillon de Talbert, ces feuilles de choux aux fleurs jaunes, aux petites boules couleurs de gui, abrite des sternes naines. Oh, elles doivent être à la pêche aujourd’hui. On ne les voit pas, elles se cachent, effrayées par les bruits des pas, tapis entre les choux. Dommage, j’aurais bien aimé les voir, d’autres on eu cette chance, moi, je conserve cette petite plume perdue.
Ah si, en voilà peut être une qui vole là-bas. Mais elle est trop éloignée pour la voir correctement.
© Stanisla 2009
© Stanisla 2009
Et puis, arrivés tout au bout du sillon, on s’installe, on se pose, on se repose. Pas de bruit, que la beauté du paysage et les sons de la nature.
Le sillon de Talbert, c’est un voyage à part entière, c’est un ailleurs ici-bas, propice à la contemplation, au recueillement, à la solitude absolue, face à la mer, face à soi. Il y a des temps anciens, où là s’installait des hommes, pour écrire, pour se retrouver. Récemment, nous y étions pour la même chose.
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Les 1000 Saints...
Nous sommes sept gros blocs de granit breton, rose, bleu, ou gris,
nous pesons des tonnes et sept mercenaires de la pierre ont décidé de nous sculpter. Nous allons prendre forme, nous allons devenir des Saints Bretons. Nous avons élu domicile là, sur la placede l'évêché, à Saint Pol de Léon. Après, où irons-nous? Nous ne le savons pas encore. En Bretagne, c’est une certitude. Nous représentons les sept saints fondateurs de Bretagne, alors élire domicile ailleurs serait ridicule. Et ça tape, ça meule, ça burine. Vous croyez que bruit et poussière sont notre
© Stanisla 2009 © Stanisla 2009
© Stanisla 2009
quotidien. Et bien, non, car pour nous, les morceaux de granit, il n’y a ni bruit ni poussière. Derrière se cache notre vie et le savoir-faire de sept hommes, sept artistes, différents et unis par la pierre.
Moi, je suis debout depuis le début de l’aventure. Je trône, là, majestueux, altier, sur ma place. Oui, sur ma place, il n’y a rien de prétentieux là-dedans. Je suis chez moi ici, je suis le Saint fondateur de Saint Pol de Léon, je suis Pol Aurélien. Barbe parfaite, regard lointain, j'ai terrassé le dragon, je le foule
© Stanisla 2009
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de mes pieds. Et, moi aussi je suis debout, depuis moins longtemps que Pol Aurélien certes, mais je suis debout tout de même. Je porte mon bateau, moi, Saint Malo. Autour de nous, les autres, Saint Corentin, Saint Brieuc, Saint Tugdual, Saint Samson et Saint Paterne, sont encore allongés jusqu’au 1er août. Dès août, ça y est, nous nous levons tous, fin prêts pour regagner la vallée des saints, notre destination encore mystérieuse. Mais en attendant notre grand départ, depuis juillet, nous avons fait la connaissance avec les
petits clics des appareils photos, avec les yeux et les mains des humains qui nous touchaient, avec les voix qui parlaient de nous et disaient que nous étions tous beaux. Il va falloir s’habituer à tout cela. Notre vallée sera enclin au pèlerinage, aux promenades des croyants et des non-croyants, à l’homme curieux, à l’amoureux de la Bretagne ou au « découvreur » du pays celte ... Bientôt, nous serons 1 millier... D’autres nous aurons rejoint, nous les sept premiers blocs de granit devenus Saints Bretons, par le savoir-faire de sept sculpteurs.
La Vallée des 1000 Saints est un projet initié par M. Philippe ABJEAN, professeur de philosophie au Lycée du Kreizker - St Pol de Léon.
A ce jour, la commune qui accueillera les 1000 n'a toujours pas été dévoilée. www.lavalleedessaints.com
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